Une image symbolique a fait le tour de la planète à l’issue de la victoire du Paris Saint Germain de sa deuxième Ligue des champions pour la seconde année consécutive, samedi, face à Arsenal : Nasser Al-Khelaïfi, Luis Campos et Luis Enrique en pleine discussion, toute joie et bonheur affichés.
Aucun des trois hommes n’a été un ancien du club revendiquant une légitimité historique, ni Parisien et encore moins Français, pour rappeler un certain patriotisme ou un sentiment d’appartenance. L’un est qatari, il est président, argentier et propriétaire du club ; le deuxième est portugais, il est directeur sportif ; et le troisième est espagnol, et il est le patron technique de cette équipe parisienne entrée désormais dans la légende en devenant le premier et le seul club français à avoir décroché deux Ligues des champions.
Trois hommes venus d’horizons différents, mais réunis autour du même projet et dont l’un des dénominateurs communs n’est autre que la compétence. Chacun dans son domaine bien évidemment, mais tous animés de cette même soif de réussir là où nombre d’autres avant eux ont échoué depuis la création du club parisien.
Avec deux titres de rang (2025 et 2026), et une finale de Coupe du monde des clubs en 2025, le PSG est sans conteste le meilleur club du monde, même si certains ont de la peine à l’admettre. Et pas que ça : une Supercoupe d’Europe, une Coupe intercontinentale et un Ballon d’Or sont venus s’ajouter aux consécrations nationales, dont le club est devenu plus qu’habitué.
Certes, deux trophées ont échappé au club détenu par un fonds qatari (QSI), à savoir la toute première Coupe du monde des clubs (Chelsea) et la Coupe de France (RC Lens), mais son hégémonie est sans conteste.
Le PSG devient ainsi un modèle de réussite pour les autres, construit sur plusieurs années, nécessitant des investissements intelligents, notamment dans la ressource humaine à tous les niveaux, du travail et de la patience.
C’est d’ailleurs ce triptyque des compétences qui incarne la réussite et qui bat en brèche toutes les autres considérations que revendiquent – toute proportion gardée – les supporters de certains clubs algériens, qui n’hésitent plus à monter au créneau pour rejeter l’absence d’ambitions et une vision réductrice de ce que peut être le sport aujourd’hui, surtout lorsqu’elle est portée par des instances censées jouer une partition de développement et de progrès.
L’autre victoire de ce PSG-là, c’est également d’avoir réussi à semer cette graine d’amour chez les jeunes et à forger cette identité de club chez les supporters, hier entité décriée par le reste de la France pour son train de
vie et ses frasques bling-bling. Aujourd’hui, la victoire d’un collectif composé de joueurs talentueux et conduit par un immense coach.
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