Dans un match tendu et intense, l’Argentine a su être patiente avant de renverser une Angleterre incrédule ayant mené au score (2 – 1). L’Albiceleste s’offre sa deuxième finale de Coupe du monde consécutive et une Finalissima face au champion d’Europe, l’Espagne.

L’Argentine est à un titre, son second consécutif et le quatrième de son histoire, pour rejoindre son rival de toujours, le Brésil, seule nation à gagner deux Coupes du monde de suite (1958 et 1962).

L’Albiceleste a gagné cette opportunité de tenter ce coup dimanche face à l’Espagne après avoir avoir renversé l’Angleterre en demi-finale au Mercedes-Benz d’Atlanta (2 – 1).

Dans un match tendu, marqué par des hymnes chahutés de part et d’autre avant le coup d’envoi et une entame qui ressemblait beaucoup plus à un combat de rue qu’à une partie de football, l’engagement était à son comble et les fautes l’emportèrent sur le jeu.

L’arbitre américain Ismail Elfath a dû user de tout son doigté pour gérer cette 15e confrontation entre ces deux équipes, dont c’est la 6e en Coupe du monde.

Les duels s’enchainent et les fautes également, et le public attendra le premier quart d’heure pour voir enfin un débordement d’Anthony Gordon qui finalement ne donne rien (14e). Puis, c’est Morgan Rogers qui lance Reece James dans son couloir droit, mais son centre est arrêté par Emiliano Martinez (19e).

A la (25e) l’arbitre envoi les 22 acteurs à la pause fraîcheur pour calmer leurs ardeurs, au moment où Thomas Tuchel s’en prend au quatrième arbitre à cause de fautes non sifflées pour son équipe.

A la reprise, Jude Bellingham prend le ballon et sème la panique dans le camp argentin, avant d’obtenir un coup-franc intéressant, mais qui ne donnera rien (32e). Dans la minute qui suit, on assista à la meilleure occasion anglaise avec ce centre de Declan Rice pour John Stones dont la tête frôle le montant gauche de Martinez (33e).

L’Argentine s’offre également une bonne situation avant la pause avec cette frappe d’Enzo Fernandez qui passe légèrement au-dessus de la transversale, une vraie grosse frayeur pour le gardien Jordan Pickford (38e).

De retour des vestiaires, les joueurs décident enfin de jouer au football, et c’est l’argentin Julián Álvarez qui s’offre une double occasion sur laquelle s’est illustré Pickford à deux reprises, un arrêt réflexe et un dégagement dans le petit filet (47e).

Malgré cette alerte, c’est l’Angleterre qui réussira à prendre l’avantage : sur un long centre de Harry Kane, Nicolas Tagliafico dégage d’un ciseau, mais le ballon est récupéré par Rice qui décale Rogers, ce dernier centre au second poteau où Gordon, venant à l’affut devant Nahuel Molina, prolonge le ballon dans la cage de Martinez (55e).

Après ce but, les Three Lions décident de reculer, laissant l’initiative aux argentins pour  mettre le siège sur les bois de Pickford qui multipliera les sauvetages, comme cette tête poussée sur la ligne de Nico Gonzalez sur un centre de Messi (69e) ou bien c’est carrément le poteau qui renvoi cette autre tête d’Alexis Mac Allister (75e).

Les remplacements de Tuchel ont eu pour but de bétonner derrière, et Pickford continue à multiplier les prouesses, à l’image de de ce tir de Fernandez mis d’une claquette en corner. Sur ce dernier, Messi trouve Fernandez seul à l’approche de la surface pour déclencher une frappe imparable (85e). L’égalisation argentine déclenche le délire dans un stade presqu’acquis aux sud-américains.

Les hommes de Lionel Scaloni poussent, comme face à l’Egypte. Mac Allister trouve de nouveau le bas du montant gauche, le ballon est vite récupéré par Messi, qui met un râteau du gauche avant de le déposer d’un délicieux droit sur la tête de Lautaro Martinez, à peine rentré en jeu, pour offrir la victoire à l’Albiceleste (90e+2e).

Dimanche 19 juillet au stade de New-York New-Jersey dans une finale 100 hispanique, l’Argentine défendra sa couronne face à une Espagne avide d’accrocher une seconde étoile à son maillot.

 

 

 

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Source : footafrique