L’Argentine, qui dispute ce soir, dimanche 19 juillet 2026, sa sixième finale de Coupe du monde, la deuxième consécutive, a déjà cousu trois étoiles sur son maillot Albiceleste. Et à trois reprises, le sacre argentin portait le sceau particulier d’un numéro 10 qui semble opérer jusqu’à ce jour. Malgré un contexte politique marqué par la dictature de la junte militaire du général Vidella, l’Argentine de 1978, qui avait battu les Pays-Bas, déjà finaliste quatre ans plus tôt avec Johann Cruijff, au stade Monumental de Buenos Aires (3 – 1) avait en son sein un virtuose numéro 10 à la chevelure endiablée qui semait la panique dans les défenses adverses.

L’Argentine, sous la conduite de l’entraîneur Luis César Menotti, n’avait pas le droit de faire jouer des expatriés cette année-là et ses joueurs devaient être numérotés par ordre alphabétique ! D’où d’ailleurs, le numéro 1 était porté par le milieu relayeur Osvaldo Ardiles et le 10 tombant par hasard sur Kempes qui conduira son équipe vers le sacre en marquant six buts, dont deux en finale. Mais après l’échec argentin de la Coupe du monde-1982, c’est un autre numéro 10 qui prendra la relève, et quelle relève.

En 1986, un certain Diego Armando Maradona va sublimer le monde et le maillot qu’il magnifie en contribuant presqu’à lui seul au second titre mondial du pays des Gauchos. La légende était déjà vivante et le génie au bout d’un pied gauche déroutant, qu’ils étaient rares ceux qui pouvaient le contrarier dans écriture de l’une des plus belles histoires du sport-roi.

Malgré la défaite quatre ans plus tard en finale face à l’Allemagne en terre d’Italie, pays qui l’avait adopté avant de le rejeter lorsque l’Argentine écarta la Squadra Azzura en demi-finale aux tirs au but à Naples, Maradona avait poursuivi son aventure tumultueuse avant de devenir sélectionneur où il coacha à son tour lors d’apparitions éphémères un certain … Lionel Andrés Messi.

Ce même Messi, avec son numéro 10 au dos, qui lèvera le trophée de la Coupe du monde en 2022 au Qatar, après avoir goûté à l’amertume de la défaite en finale, quatre ans auparavant au Brésil face à l’Allemagne
(0 – 1). Ce soir dans le New-Jersey, celui qui s’inscrit dans la lignée des footballeurs au génie à fleur de peau enfilera une nouvelle fois son numéro 10 pour faire plier les lois du football et tenter de gagner son deuxième trophée mondial, le quatrième pour l’Argentine, avant de quitter la scène dans un stade où il avait pourtant annoncé, il y a dix ans, la fin de sa carrière internationale à l’issue d’une finale perdue de Copa América contre le Chili ( 0 – 0, 3-4 aux Tab).

En effet, dans la nuit du 26 au 27 juin 2016, Messi avait raté le premier essai argentin, précipitant l’échec de l’Albiceleste qui deux ans auparavant avait également perdu cette compétition face au même adversaire aux tirs au but, malgré son tir réussi. C’était sur la pelouse du MetLife stadium de New-York, là où ce soir l’Argentine affrontera l’Espagne en finale. C’était l’époque des vaches maigres, avant que la roue ne tourne et que toute l’Argentine le réclame, après quatre finales perdues. Messi finit par changer d’avis et reprenne les choses en main.

Depuis, sous l’étoile de la Pulga, une Coupe du monde (2022) et deux Copa América (2021 et 2024) sont venues garnir la galerie des trophées d’un pays débordant de passion à l’image de ses supporters et qui continue de perpétuer la légende du mythique maillot numéro 10.

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Source : footafrique