Talentueuse, hyper-organisée et tout en maîtrise, l’Espagne a dominé logiquement la France en demi-finale de la Coupe du monde 2026 à Dallas (2 – 0). La Roja attendra pour connaître son adversaire en finale, dimanche 19 juillet, à l’issue du choc, demain à Atlanta, entre l’Argentine et l’Angleterre.  

Jusqu’ici conquérante, l’équipe de France est tombée sur plus forte qu’elle, l’Espagne qui a dominé son sujet avec un niveau de maitrise et de jeu collectif qui n’ont laissé aucune chance à leur adversaire de rééditer ses performances d’avant la demi-finale. A l’AT&T stadium d’Arlington, à Dallas, la Roja a confirmé sa suprématie sur la France, puisqu’elle restait sur 7 victoires, dont 2 confrontations officielles, sur les 10 dernières rencontres, pour 2 défaites seulement et 1 nul.

D’entrée, on sentait que l’équipe de Didier Deschamps, qui coachait son 26e match de Coupe du monde, avait du mal à emballer le match et contenir des espagnols efficaces balle au pied, malgré ce débordement de Bradley Barcola sur son aile gauche vite contré par Pau Cubarsi (4e).

L’Espagne répond en obtenant un coup-franc dangereux suite à une faute d’Adrien Rabiot sur Dani Olmo à la limite de la surface de réparation, mais la frappe de Rodri est détournée par le mur (8e). Les débats demeurent équilibrés, même si les français vont s’offrir un contre rapide suite à une déviation de Michael Olise pour Ousmane Dembélé qui lance Kylian Mbappé, mais ce dernier est vite rattrapé par le retour des défenseurs espagnols (15e).

Mais le premier tournant, c’est cette faute de Luca Digne qui tente de contrôler un centre de la tête et en dégageant il commet l’irréparable sur Lamine Yamal qui venait dans son dos (20e). L’arbitre salvadorien Ivan Barton n’hésite pas à désigner le point de penalty, sentence qu’exécutera en force Mikel Oyarzabal, malgré le bon plongeon de Mike Maignan (22e).

Menés pour la première fois à la marque depuis le début du tournoi, les Tricolores sont sonnés et perdent dans la foulée leur défenseur axial William Saliba pour cause de blessure à l’heure de jeu. Coup dur pour les coéquipiers de Barcola qui a cherché la lucarne opposée, mais son tir était au-dessus du cadre (36e).

Pour sa part l’Espagne, gère son avance avec sérénité, et Pedro Porro voit sa frappe plongeante faire presque mouche (37e) avant que Dayot Upamecano ne sauve les meubles sur une séquence collective exceptionnelle entre Dani Olmo, Lamine Yamal et Fabián Ruiz (38e).

Le capitaine de l’équipe de France, sur une ouverture de Rabiot, échappe à ses adversaires, mais le gardien Unai Simón anticipe et assure la couverture (42e), permettant à son équipe de regagner les vestiaires avec une avance au tableau d’affichage.

En seconde mi-temps, Manu Koné prend la place de Rabiot, déjà averti, et Théo Hernandez, celle de Jules Kundé, pour aider les attaquants à se libérer davantage. Mais ce sont les espagnols qui vont porter le coup de massue avec ce une-deux entre Pedro Porro et Dani Olmo, conclu par le défenseur espagnol face à un Maingnan désarmé (58e).

Lamine Yamal, qui a retrouvé ses jambes, rajoute même un troisième but, mais heureusement pour les Bleus il était en position d’hors-jeu (61e). De son côté, la France n’y arrive pas, à l’image de ce coup-franc complètement raté par Mbappé (76e) ou bien cette frappe d’Hernandez dans les bras d’Unai Simón (80e), voir ce sauvetage de Cucurella devant son futur coéquipier du Real Madrid (90e).

L’arbitre Barton fera jouer sept minutes et quelques poussières de temps additionnel qui ne changeront rien à la donne puisque l’Espagne, dominatrice et n’ayant encaissé qu’un seul but depuis le début de la compétition, file logiquement pour sa deuxième finale, après celle gagnée en 2010 en Afrique du Sud face aux Pays-Bas (1 – 0).

 

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Source : footafrique