L’Association des Femmes Médecins de Côte d’Ivoire (AFMCI) a renouvelé sa confiance à la présidente Dre Aimée Aka Sandrine, médecin spécialiste en santé publique, reconduite à pour un nouveau mandat . Cette décision est intervenue à l’issue de l’Assemblée générale tenue le samedi 7 novembre 2026 au Novotel Abidjan Marcory, autour du thème « Quand les femmes médecins prennent leur place ».
Cette rencontre a réuni des femmes médecins venues de différentes régions du pays, ainsi que des représentants du corps médical et institutionnel. Cette réélection marque une étape importante pour l’association, qui célèbre cinq années d’existence depuis sa création, le 10 juillet 2021.
L'AFMCI compte 440 adhérentes sur environ 3 000 médecins recensés en Côte d’Ivoire, elle œuvre à renforcer les liens entre les femmes médecins, à développer leurs compétences et à promouvoir leur place dans le système de santé, tout en contribuant au bien-être des populations.
Les femmes médecins appelées à prendre leur place dans les instances de décision
La rencontre a enregistré la présence de la Dre Djipro Yédiane, deuxième secrétaire générale adjointe du Conseil national de l’Ordre des médecins, d’Ehui Louis Bernard, représentant le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, ainsi que de la Dre Solange Amethier, représentante de la marraine d’honneur, la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant. Des représentantes d’associations féminines ont également pris part à cette rencontre.
Au nom de l’Ordre des médecins, la Dre Djipro Yédiane a invité ses consœurs à actualiser régulièrement leurs connaissances afin de rester en phase avec les évolutions de la profession.
Pour sa part, Ehui Louis Bernard a salué l’engagement de l’AFMCI et ses actions en faveur des populations. Il a notamment évoqué les initiatives de sensibilisation, de prévention des cancers, de collecte de sang, d’encadrement des jeunes et de soutien aux enfants vulnérables.
Il a également rappelé le rôle essentiel des femmes médecins dans le système sanitaire ivoirien. « Un système de santé ne vaut que par les femmes et les hommes qui le font vivre », a-t-il souligné, rappelant que le capital humain reste au cœur des ambitions sanitaires du pays.
Intervenant au nom de la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, la Dre Solange Amethier a, quant à elle, insisté sur la nécessité de renforcer la place des femmes médecins dans les espaces de décision.
« Chères femmes médecins, chers collègues, vous avez déjà la compétence. Il faut maintenant lui donner toute sa portée », a-t-elle déclaré.
Elle a souligné que cette ambition rejoint les objectifs du Plan national de développement sanitaire 2026-2030, qui met l’accent sur la qualité des soins, la prévention, l’innovation et l’accès équitable aux services de santé.
Pour elle, les femmes médecins doivent désormais participer davantage à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques sanitaires.
« La Côte d’Ivoire de 2030 aura besoin de tout le talent de ces femmes médecins, non seulement comme actrices de terrain, mais aussi comme contributrices majeures à la conception et à la mise en œuvre des politiques sanitaires », a-t-elle ajouté.
La représentante de la ministre a également mis l’accent sur la solidarité et la transmission entre générations. Elle a encouragé le mentorat, le partage d’expériences et l’accompagnement des jeunes consœurs.
« Une femme qui prend sa place peut aussi aider une autre femme à trouver la sienne », a-t-elle rappelé.
Elle a enfin invité les institutions publiques, les établissements sanitaires, les universités et les partenaires à favoriser l’accès des femmes aux postes de responsabilité. Elle a appelé les femmes médecins à croire en leur légitimité et à s’engager davantage dans les instances de décision.
Cinq années d’actions au service de la santé et des populations
Depuis sa création, l’AFMCI a multiplié les initiatives dans les domaines de la santé publique, de la prévention et de la formation.
Ses actions portent notamment sur la sensibilisation et le dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus, l’hygiène menstruelle et la prévention de la consommation de drogues en milieu scolaire. L’association a également pris part à des rencontres scientifiques internationales.
Au-delà de ces actions, l’AFMCI se veut un cadre de rencontre, de partage et d’apprentissage pour les femmes médecins. Elle favorise les échanges entre les différentes générations, le partage d’expériences et l’accompagnement des jeunes consœurs ainsi que des étudiantes en médecine.
Cette dynamique de solidarité a également été mise en avant lors de l’Assemblée générale, à travers un hommage rendu aux pionnières et aux femmes médecins seniors, en reconnaissance de leur parcours et de leur contribution à l’évolution de la profession médicale en Côte d’Ivoire.
Un nouveau mandat tourné vers 2030
Reconduite à la tête de l’AFMCI, la Dre Aimé Aka Sandrine entend inscrire ce nouveau mandat dans une dynamique de consolidation et de modernisation de l’association.
Présentant ses ambitions sous le thème « Femmes médecins de Côte d’Ivoire, actrices de la santé 4.0 vers 2030 », elle a réaffirmé son engagement envers les membres.
« Nous vous remercions pour la confiance que vous placez dans notre bureau, pour un nouveau mandat, et nous voulons vous dire comment nous comptons l’honorer », a-t-elle déclaré.
Son programme repose sur trois axes majeurs.
Le premier vise à bâtir une association forte et unie, à travers le renforcement de la cohésion entre les générations, la mise en place d’un mentorat structuré et une meilleure prise en compte de l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
Le deuxième axe porte sur l’innovation et la modernisation. La présidente ambitionne notamment de développer la télémédecine, les outils numériques et les formations digitales afin de renforcer les capacités des membres et de rapprocher les soins des populations.
Le troisième axe entend rapprocher davantage l’association des communautés, notamment à travers les actions de prévention, de dépistage et d’éducation sanitaire.
Sur le plan professionnel, la présidente prévoit de renforcer les formations en leadership, en management et dans le domaine du numérique. Elle souhaite également faciliter l’accès aux bourses de formation à l’étranger, encourager les femmes médecins à briguer des postes de responsabilité et promouvoir leur autonomisation, notamment à travers l’accès au logement.
Sur le volet social, l’AFMCI entend poursuivre ses campagnes de sensibilisation et de dépistage, tout en élargissant ses interventions à la lutte contre le diabète, l’hypertension artérielle et les cancers touchant les femmes, les hommes et les enfants.
« En unissant les femmes médecins entre nous, l’AFMCI ambitionne de devenir une référence nationale, un acteur qui compte dans le domaine de la santé. À nous de bâtir une association plus forte, plus innovante et plus proche des communautés », a conclu la présidente.
Avec ce nouveau mandat, l’AFMCI entend consolider ses acquis et renforcer son engagement dans le système sanitaire ivoirien. Une ambition qui repose sur trois priorités : l’unité, l’innovation et une présence accrue auprès des communautés.
Kate seri


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