Le premier jour où il avait débarqué à Paris pour prendre en main le Paris Saint- Germain, l’entraîneur espagnol Luis Enrique ne connaissait même pas un mot en français. À peine s’il pouvait dire « bonjour », mais après à peine deux ans, l’architecte de la double consécration en Ligue des champions européenne (2025 et 2026) ne fait désormais ses interventions médiatiques que dans la langue de Molière !
Pourtant, personne ne lui a mis le couteau sous la gorge pour le faire, vu que plusieurs de ses collègues entraîneurs passés par le club parisien ou par d’autres formations n’éprouvaient pas le besoin de plonger dans une langue autre que la leur ou bien l’anglais, l’outil passe-partout par excellence. Luis Enrique est passé au français par respect pour son job, son club et le pays qu’il représente, et c’est surtout un plus pour sa personne.
Pour sa part, le sélectionneur des Verts, Vladimir Petkovic, est resté figé dans son italien qui, malgré le fait qu’il soit une belle langue, nécessite à chaque fois une double traduction dans les deux sens, arabe-français vers l’italien et de ce dernier vers le français à travers l’adjoint Davide Morandi. Une cacophonie interminable.
Aucun effort, aucune prise d’initiative après plus de deux ans de présence à la tête de l’équipe d’Algérie, et surtout depuis que Petkovic a été briefé par ses « employeurs » pour limiter ses sorties médiatiques aux conférences de presse d’avant-stage, ou bien celles d’avant et après-match. En dehors de ces rendez-vous, qui sont avant tout des obligations professionnelles, l’ancien sélectionneur de la Suisse n’a jamais livré une interview à un média, et encore moins algérien. Est-ce normal ?
Lors de la dernière conférence de presse pour annoncer une liste de joueurs déjà connue
de tous, car les relais officieux ont fait le travail de tout fuiter dans le moindre détail, Petkovic n’a rien apporté de nouveau, si ce n’est d’imiter l’introduction d’un Thomas Tuchel, le sélectionneur de l’Angleterre, pour justifier ses choix, et de fuir admirablement les quelques rares questions pertinentes, car toutes les autres étaient un peu trop lisses.
D’ailleurs, sur celle relative à la prolongation de son contrat, Petkovic a tenté un exercice difficile avant de tomber dans les contradictions, passant d’un « thème qu’il laissera pour la fin » à un sujet dont il ne parlera pas maintenant !
Quant à la façon de présenter les 26+1 joueurs partant pour le Mondial-2026, le public algérien et les supporters des Verts sont restés sur leur faim, que ce soit sur le plan de la créativité artistique, du scénario, considéré comme loin d’être inspirant ou rappelant la culture algérienne, ou bien du choix des joueurs intervenant dans le spot, à savoir quelques « anciens », qui n’ont parlé qu’en… anglais !
Pas de nouvelle tête, ni une parole dans la langue nationale pour marquer cet événement, que d’autres fédérations ont transformé en, carrément, une œuvre artistique, à l’image des Sénégalais ou des Uruguayens, par exemple. En tous les cas, les commentaires des Algériens laissés sur les réseaux sociaux concernant la dernière sortie de Petkovic et l’annonce de la liste, tant attendue, ont qualifié cette communication de COM à la ramasse qui ne marquera pas l’histoire.
– LAFORDASSE
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